lundi 24 avril 2017

Démocratie et propagande

« Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »
Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne

Les Résistants sont de sortie. Plus courageux que jamais. Avec pour seuls soutiens l’ensemble des médias, des chanteurs, des acteurs, des réalisateurs, des écrivains, des sportifs, des journalistes, des politiques, des patrons, des intellectuels, des philosophes, des sociologues, des chercheurs, des éditorialistes et des humoristes, ils se lancent dans un combat âpre et solitaire. Un combat héroïque, qui marquera l’Histoire.
L’heure est grave, en effet : Marine Le Pen menace de l’emporter à la prochaine présidentielle. La République est en danger. La démocratie menacée.

Et pourtant, certains persistent dans le déni. Pire : une part croissante des Français ne comprend pas très bien en quoi Marine Le Pen, favorable au référendum d’initiative populaire et au recouvrement de notre souveraineté nationale — l’autre nom de la démocratie — contre sa confiscation par l’oligarchie bruxelloise, menace la démocratie. Les crétins.
A la décharge de ces demeurés, il faut bien reconnaître que nos Résistants sont plutôt avares en explications. Leur registre, c’est plutôt les incantations. Les leçons de morale. Les hurlements d’indignation.
Pour les arguments, on attend encore.

Et pendant qu’on attend, on s’interroge sur l’état de cette démocratie qu’il faudrait protéger du tyran en puissance qu’est à n'en pas douter Marine Le Pen. Alors, des questions émergent. Puis déboulent en cascade.
On s’interroge, par exemple, sur l’attachement à la démocratie de cette classe politique qui, il y a douze ans, a piétiné le résultat du référendum sur la Constitution européenne ; et n’a, depuis, plus organisé aucun référendum. Et on se dit que leur conception de la démocratie est pour le moins originale…

On se demande aussi si la délégation de nos souverainetés à des technocrates non-élus basés à Bruxelles (où s’activent quotidiennement 30 000 lobbyistes) sert vraiment la démocratie, et l’intérêt général.

On se demande ce qu’il reste de la démocratie en France, quand 80% de nos lois sont de simples transpositions de directives élaborées par les lobbycrates de Bruxelles.

On se demande qui, de Marine Le Pen ou du grand Jean-Claude Juncker, est vraiment un danger pour la démocratie, quand ce dernier affirme : « Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » On se demande qui méprise les aspirations des peuples européens, quand le même Juncker déclarait, au moment du référendum sur la Constitution européenne : « Si c’est oui, nous dirons "on poursuit". Si c’est non, nous dirons "on continue". » Annonce qu’il a mise à exécution, avec la complicité de Sarkozy et de Fillon…

On peine également à sentir une grande ferveur démocratique dans ce « front républicain » qui, à chaque échéance électorale, élabore des modes de scrutin et des alliances de plus en plus acrobatiques pour qu’un parti représentant 30% des électeurs soit représenté par… 0,3% des députés.
On cherche à la loupe, et finalement en vain, les preuves de démocratie chez ces élus qui, du niveau local à la fonction suprême, pratiquent le clientélisme électoral, ennemi mortel de la démocratie puisque, par définition, il sert les intérêts de certaines communautés au détriment du bien commun.

Oui, plus on y réfléchit, et plus s’affermit l’idée que les démocratophobes ne sont pas exactement là où on nous les indique… que si la démocratie est devenue un théâtre d’ombres, ce n’est pas tout à fait à cause de Marine Le Pen… mais bien plutôt à cause de tous ces Tartuffe qui accusent Marine Le Pen de menacer la démocratie, alors que tous les faits démontrent que ce sont eux, ses véritables fossoyeurs.

Mais comprenons-les : avec leurs résultats infects, ces calamiteux ne peuvent espérer susciter une adhésion positive. Leur seul espoir de conserver leurs places et leur train de vie est d’agiter un danger démocratique totalement fantasmé, et de se présenter comme un rempart contre ce danger… vieille méthode stalinienne… On appelle ça jouer sur les peurs
« La propagande est à la démocratie ce que la matraque est à la dictature » a écrit Noam Chomsky. Le magma de désinformations, de préjugés, de caricatures aussi ignobles que grotesques déversé en continu sur Marine Le Pen l’illustre éloquemment. Mais que les moulins à propagande se méfient : le Brexit et l’élection de Trump montrent que cette matraque n’intimide plus les peuples anglo-saxons. De là à ce que le peuple français s’en inspire…

vendredi 21 avril 2017

Diversions

« On ne pourrait que trembler pour l’avenir d’un régime qui ne se connaîtrait plus d’autre soutien que négatif, ni d’autre salut que dans l’agitation de l’épouvantail néofasciste ; et qui n’espérerait plus être aimé que contre ce danger.
On peut aussi se demander si, en l’occurrence, il s’agit réellement de démocratie ; et s’il ne s’agit pas plutôt de la façon dont elle est instrumentée par ceux qui n’ont le pouvoir qu’en fonction de ce qui est supposé la menacer ; et qui ne peuvent garder ce pouvoir qu’à condition que cette menace perdure. »
Philippe Muray (1999)

Les dévots du padamalgam ont perdu la tête. Ces touchants apôtres de la tolérance, ces émouvants amis de la diversité, ces bouleversants défenseurs de la fraternité sont en train de piétiner l’ensemble de leurs beaux principes. De renier l’ensemble de leurs belles valeurs. D’enterrer leur bel humanisme.
Cette campagne présidentielle les rend fous. Furieux. Fébriles comme jamais. Au point qu’ils en oublient les trois commandements de leur catéchisme élémentaire : « Il ne faut pas stigmatiser. Il ne faut pas généraliser. Il ne faut pas faire d’amalgame. »

Eux qui, il y a peu, nous expliquaient doctement que des attentats commis aux cris de « Allah Akbar » et de « Nous avons vengé le Prophète Mahomet » n’avaient de toute évidence rien à voir avec l’islam ; eux qui nous assuraient que les appels au meurtre des kouffars, des feujs et des faces de craie exprimés par des jeunes de quartiers sensibles étaient le fait de cas isolés, qui ne reflètent en aucun cas l’opinion de la majorité ; eux qui nous promettaient que l’idole des journalistes Mehdi Meklat, avec ses centaines de tweets antisémites et homophobes, n’avait aucune communauté de « pensée » avec lesdits journalistes ; ces fiers pourfendeurs de tous les amalgames ne trouvent pourtant rien de plus subtil, quand un journaliste — pétri de déontologie — capte en caméra cachée les propos révisionnistes d’un obscur élu Front national, que d’affirmer que ce dernier révèle ainsi la pensée de l’ensemble du parti. De ses centaines d’élus. De ses milliers de cadres. De ses dizaines de milliers de militants. Et de ses millions d’électeurs. Quelle clairvoyance… Quelle finesse d'analyse… Quel esprit critique affûté...

Comme si le premier parti de France n’avait rien de plus urgent à faire que de se passionner pour la Shoah. Comme si les millions d’électeurs de Marine Le Pen se levaient tous les matins en faisant une prière à Pétain. Comme si la principale préoccupation des millions de Français qui subissent le chômage, la précarité, l’insécurité, l’hégémonie des racailles et des islamistes, était la possibilité technique de l’extermination de 6 millions de Juifs entre 1939 et 1945. Comme si les élus FN qui doivent gérer une avalanche de dossiers et affronter une adversité permanente, passaient leurs journées à ergoter sur l’existence des chambres à gaz.

Depuis janvier 2015 (nous sommes en 2017), l’islamisme a fait 239 morts rien que dans notre pays. Et des centaines de mutilés. Dont beaucoup resteront lourdement handicapés.
Depuis janvier 2015, l’islamisme a également fait couler le sang en Allemagne, en Belgique, au Royaume-Uni, en Russie, en Suède, aux Etats-Unis (et ne parlons du Moyen-Orient : il faudrait noircir des dizaines de pages pour recenser toutes les abominations qui y sont commises depuis des décennies au nom de l’islam). En Autriche et aux Pays-Bas, des attentats islamistes ont été évités de justesse.
Il y a moins d’un mois, l’islamisme a frappé à Londres ; deux semaines plus tard, c’était au tour de Saint-Pétersbourg ; puis, quatre jours plus tard, de Stockholm. Et hier, de Paris. Quatre villes occidentales majeures en moins d’un mois…

Mais nos humanistes certifiés sont formels : le grand fléau de notre époque, c’est le négationnisme.

En seulement deux ans, notre pays a vécu le carnage de Charlie Hebdo, les assassinats de l’Hyper Casher, les décapitations du Bataclan, un lancer de camion dans une foule à Nice, l’égorgement d’un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray, l’exécution d’une jeune femme à Villejuif, la décapitation d’un patron à Saint-Quentin-Fallavier, l’égorgement de deux policiers à Magnanville. Et, hier, l’exécution d’un policier à la kalachnikov sur la plus belle avenue du monde.

Mais nos Résistants 2.0 n’en démordent pas : le vrai danger, en 2017, c’est le régime de Vichy.

D’après notre Ministre de la Ville — socialiste —, la France héberge des centaines de Molenbeek ; des centaines de poudrières islamistes dont les habitants vomissent nos valeurs, nos mœurs, notre civilisation, et ne rêvent que de nous supprimer. Des centaines de territoires où règne le droit racaillo-islamiste, où la police ne peut plus pénétrer, où l’insulte suprême est sale Français, où des abominations sont commises chaque jour dans une totale impunité, où des femmes sont quotidiennement violées dans des caves ou des locaux à poubelles sans espoir d’être un jour vengées. Chaque année, 84 000 viols sont commis ; chaque année, 765 hommes sont condamnés pour viol. 765 / 84 000 = 0,9%.
Mais pour nos amoureux de la France et des femmes, toutes nos belles âmes philanthropes et féministes, le problème n’est pas la régression épouvantable de la condition des femmes en France ; le problème n’est pas que 28% des musulmans de France estiment que la charia doit prévaloir sur les lois françaises (cette proportion grimpant à plus de 50% chez les jeunes, ce qui laisse augurer d'un bel avenir pour les Français en général, et pour les Françaises en particulier) ; le problème n’est pas davantage que des centaines de milliers de jeunes Français aient ouvertement déclaré la guerre à la France. Ni que les hostilités aient clairement débuté.

Non : pour nos résistants de la 630 000ème heure, la vraie menace, en 2017, c’est Pétain.

Comment peut-on à ce point se tromper d’enjeu ? Comment peut-on si facilement se laisser détourner des vrais problèmes ? Se laisser si docilement mener dans des débats hors-sujet ?

Comment peut-on être dupe de tentatives de diversion aussi outrancières ?

Car il s’agit évidemment là de tentatives de diversion. Tous ces reportages en caméra cachée où le « journaliste » infiltré répète indéfiniment le mot Shoah jusqu’à obtenir la fameuse déclaration polémique qui lui donnera droit à un bonus de 200 euros, tous ces micro-trottoirs où le « journaliste » parfaitement impartial veille à interviewer le militant le plus obtus, le moins télégénique, le plus con pour faire rejaillir son prestige sur l’ensemble du parti (on appelle ça l’effet micro-trottoir), toutes ces révélations palpitantes sur l’existence, au sein d’un électorat de plusieurs millions de Français, de quelques crétins racistes et antisémites, tous ces procédés d’une honnêteté et d’une loyauté irréprochables ont pour seul objectif de faire diversion. De détourner l’attention des Français des vrais enjeux. De leur faire oublier les vrais problèmes. Ceux d’aujourd’hui. De 2017. Pas ceux d’il y a 75 ans. De 1940.

Mais c’est précisément parce qu’ils n’ont rien à dire sur les défis du présent, qu’ils n’ont même pas commencé à les regarder, que nos médiatiques et nos politiques relèvent fièrement les défis du passé — avec quel héroïsme.

C’est parce qu’ils sont tétanisés à la simple idée de nommer les dangers actuels, qu’ils fanfaronnent devant des ennemis morts il y a 75 ans.

C’est parce qu’ils se savent incapables de mener les combats réels, qu’ils s’investissent à fond dans des combats imaginaires.

Leur ardeur à combattre un « fascisme » aussi inexistant que leur courage, est à la mesure de leur lâcheté face aux menaces contemporaines.

Ils endossent le costume des résistants d’hier, pour se consoler d’être les collabos d’aujourd’hui.

Drôles de résistants, d’ailleurs, que ces gens qui en appellent à la gauche immaculée pour faire barrage au Front national et à Marine Le Pen — c’est-à-dire, dans leur esprit tout en finesse et en padamalgam, au nazisme et à Hitler. Outre qu’ils banalisent ainsi l’horreur nazie, et crachent sur les véritables victimes du nazisme, ces puissants historiens semblent ignorer que c’est une Assemblée à majorité socialiste qui vota les pleins pouvoirs à Pétain en 1940. Il n’est pas interdit, alors, de se demander ce que nos grands résistants de gôche auraient voté… Oui, drôles de résistants que ces incultes qui invoquent la pureté de la gauche, quand on sait que les deux plus « grandes » figures de la collaboration étaient issus de la gauche : Marcel Déat, ancien secrétaire du parti socialiste SFIO ; et Jacques Doriot, ancien secrétaire du Parti communiste. Etonnants résistants que ces perroquets à propagande qui voient la sainte gauche comme un rempart au fascisme et au nazisme, quand on sait que le fascisme fut créé par un député socialiste italien (répondant au doux nom de Benito Mussolini) ; et que le saint patron de la gauche, François Mitterrand, fut décoré de la plus haute distinction du régime de Vichy. Etonnants résistants que ces ignares qui semblent oublier que ce n’est pas le nazisme, mais le communisme qui a créé les camps de concentration ; que ce n’est pas le nazisme, mais le communisme qui a inventé les méthodes de déportation de masse. Ce communisme qui a fait vingt fois plus de morts que les Juifs dans les camps hitlériens mais qui, d’après Mélenchon, « n’a pas de sang sur les mains ». Eh oui : figurez-vous que d’après ce grand humaniste, la politique de Staline, Mao, Pol Pot, ce n’était pas le vrai communisme, qui est une belle idée (imagine-t-on un responsable politique affirmer calmement que la politique d’Hitler, ce n’était pas le vrai nazisme, qui est une belle idée ?).

Bref, si leur crâne n’était pas saturé de certitudes d’incultes et de contrevérités historiques, nos Jean Moulin 2017 n’ignoreraient pas que le fascisme et la collaboration entretiennent une lourde filiation avec la gauche. Et que par conséquent, si les racines comptent tant à leurs yeux, ils ne doivent surtout pas voter à gauche…

Mais répétons-le : tout cela n’a aucune importance. Ces débats d’historiens, aussi passionnants soient-ils, ne nous éclairent en rien sur les choix politiques que nous devons faire aujourd’hui. Car quand la maison brûle, peu importe que le pompier qui vient nous sauver ait eu des arrière-arrière-arrière-grands-parents peu recommandables. Ce qui importe, c’est qu’il soit lucide et courageux. Ce qui importe, c’est qu’il ait analysé la situation sans œillères ni tabous, ni interdits idéologiques. Qu’il ait pris la pleine mesure des dangers qui nous guettent. Et qu’il soit prêt, en conséquence, à déployer les moyens nécessaires pour nous éviter la mort. La mort physique, individuelle (par lancer de camion un 14 juillet, rafale de kalach’ en plein happy-hour, ou décapitation en plein concert) ; et, à plus long-terme, la mort de notre civilisation.
Au risque de décevoir le fan-club de Macron, ce n’est pas en nous battant sur Whatsapp et Twitter— même très courageusement — que nous écarterons le danger de mort qui pèse sur nous. Non. C’est en rétablissant des frontières opérantes (pour intercepter non pas des tweets, mais des armes et des hommes) ; en livrant une guerre sans pitié à tous ceux qui rêvent d’un Bataclan-bis ; en expulsant les islamistes étrangers ; et en mettant hors d’état de nuire les islamistes français. Tout le reste n’est que bavardages.

L’heure est grave, les dangers trop pressants : nous n’avons plus le temps de nous laisser égarer dans des débats retardataires. Nous devons rester rivés aux vrais enjeux, et résister aux tentatives de diversion de ceux qui, n’ayant rien à proposer pour affronter les ennemis d’aujourd’hui, cherchent à se faire admirer en combattant les ennemis d’hier. Ceux qui, n’ayant pas de solution, font la morale.
Il faut, une bonne fois pour toutes, tomber le masque de ces escrocs. Comprendre que leur dénonciation bavarde et tapageuse d’une « menace fasciste » est le pendant de leurs non-dits sur la menace islamiste ; qu’ils condamnent héroïquement l’antisémitisme d’Hitler, pour mieux taire l’antisémitisme islamiste ; qu’ils jouent aux résistants d’hier, dans l’espoir de faire oublier qu’ils sont les collabos d’aujourd’hui.

Car les temps ont changé ; la menace également. Le visage du collabo aussi.

Le collabo, aujourd’hui, c’est celui qui, quand on lui dit « islamisme », répond « nazisme » ; celui qui, quand on lui dit « charia », répond « Vichy ».

Le collabo, aujourd’hui, c’est cet esprit dans lequel l’indécence et le gâtisme se donnent inlassablement la réplique pour rester méthodiquement à côté de la plaque ; celui qui, pendant que des attentats islamistes ensanglantent toutes les régions du monde, pendant que défilent devant ses yeux à une cadence de plus en plus infernale les attentats de Paris, de Bruxelles, de Berlin, de Londres, de Saint-Pétersbourg, de Stockholm, glapit que le danger, c’est Marine Le Pen (qui, elle, combat l’islamisme…).

Le collabo, aujourd’hui, c’est celui qui, par son déni de l’horreur et de l’ampleur du danger islamiste, et par sa haine de la seule formation politique qui entend vraiment le combattre, se fait l’idiot utile des islamistes. Leur allié objectif.

Le collabo, c’est celui qui, par suivisme et par peur du qu’en-dira-t-on, refuse obstinément d’admettre le lien entre immigration et islamisme ; celui qui ne s’est jamais demandé d’où venaient les burkinis, les Allah Akbar, les nique la France, les à mort les kouffars et les militaires en patrouille qui agrémentent désormais le quotidien des Français (et qu’aucun Français ne connaissait il y a quarante ans). Celui qui, même devant l’évidence, ne comprend toujours pas le lien qui mène de l’immigration massive au défaut d’assimilation, puis au repli identitaire. Celui qui ne voit vraiment pas le rapport entre l’immigration et les attentats commis par Karim Cheurfi, Adel Kermiche, Mohamed Bouhlel, Larossi Abdala, Salah Abdeslam, Ismaël Omar Mostefaï, Samy Amimour, Foued Mohamed-Aggad, Yassin Salhi, Amedy Coulibaly, les frères Kouachi, Mehdi Nemmouche et Mohamed Merah. Celui qui est donc favorable à la perpétuation des politiques d’immigration qui, année après année, grossissent les rangs de nos ennemis, inexorablement…

Le collabo portera — porte déjà — une lourde responsabilité dans les tragédies qui résulteront  — qui résultent déjà — de ses choix. Lui qui, pour conserver la paix, prône la soumission ; lui qui veut faire passer sa lâcheté pour de la tolérance, et le courage de ceux qui dénoncent nos ennemis pour du racisme, ce trouillard congénital doit savoir que son imposture ne durera pas. Que sa complicité avec les ennemis de la France devient chaque jour plus évidente. Et que ses diversions sur le nazisme, Vichy et Pétain ne tiendront plus longtemps. Pire : elles seront bientôt un motif d’écœurement, et de révolte. Car face à la menace existentielle qui pèse sur nous, de tels détournements d’attention ne sont plus seulement ridicules : ils sont criminels.

mardi 18 avril 2017

Les vrais racistes


 « A quelques uns l’arrogance tient lieu de grandeur, l’inhumanité de fermeté, et la fourberie d’esprit. »
La Bruyère




« Les électeurs de Marine Le Pen sont des demeurés » ; « Les électeurs de Marine Le Pen ont un QI de bigorneau » ; « Les électeurs de Marine Le Pen sont débiles » ; « Les électeurs de Marine Le Pen sont racistes » ; « Les électeurs de Marine Le Pen sont des salopards ».

Moi qui croyais qu’il ne fallait pas stigmatiser. Ni faire d’amalgame.
Moi qui croyais qu’il fallait tordre le cou aux préjugés. En finir avec les clichés d’un autre âge.
Moi qui croyais qu’il fallait être tolérant. Fraternel. Ouvert à la diversité.

J’ai dû mal entendre. Ou mal comprendre. Il faut dire que je suis un de ces 15 à 20 millions de semi-débiles qui envisagent de voter pour Marine Le Pen. Je suis donc trop sommaire pour saisir les subtilités de la fraternité sélective que nos chantres de la Tolérance mettent en œuvre au quotidien, sans même s’en apercevoir. Oui, j’ai beau retourner le concept dans tous les sens, mon cervelet d’abruti ne parvient pas à résoudre cette contradiction : la tolérance à géométrie variable de nos humanistes officiels me semble antinomique. L’exacte antithèse de la tolérance, même. Je suis décidément un être bien basique.

Malgré tout, quand ils sont en forme, mes maigres neurones de raciste obtus et illettré m’autorisent à produire quelques embryons de pensée. J’essaie, alors, d’imaginer le scandale que susciteraient les amabilités déployées contre les électeurs de Marine Le Pen, transposées à d’autres catégories de population. Je sais pas, moi, les hindouistes… Ou les Bretons… Ou, pourquoi pas, les homosexuels. Ou les musulmans, tiens.

Oui, j’essaie de me figurer les réactions médiatiques et politiques si on remplaçait « électeurs de Marine Le Pen » par « homosexuels » ou « musulmans » dans des phrases comme : « Les électeurs de Marine Le Pen ont un QI très en dessous de la moyenne » ; « Les gens peu intelligents sont les plus enclins à devenir électeurs de Marine Le Pen » ; « Les électeurs de Marine Le Pen, c’est la France rabougrie, la France du repli sur soi, la France de la haine » ; « Les électeurs de Marine Le Pen sont recroquevillés sur eux-mêmes » ; « Les électeurs de Marine Le Pen sont nauséabonds » ; « Les électeurs de Marine Le Pen sont des fascistes qui s’ignorent ou s’assument » ; « Les électeurs de Marine Le Pen ne comprennent rien au monde dans lequel nous vivons » ; « Les électeurs de Marine Le Pen adorent qu’on flatte leurs bas instincts ».
Je me dis, déjà, qu’il y aurait peu de chances que des paroles aussi odieuses, aussi attentatoires à la dignité des musulmans (ou des homosexuels, ou des Bretons, ou des hindouistes) parviennent à l’opinion ; la censure s’abattrait à juste titre sur de telles horreurs. Et puis, si des propos aussi ignobles étaient publiés, une nuée d’associations vengeresses fondrait sans attendre sur leurs auteurs, et trouverait dans la justice des relais dociles et impitoyables pour les châtier. Poursuites judiciaires, condamnations exemplaires, lynchage médiatique, mort sociale, etc.

Dans un effort suprême, mes deux neurones de beauf analphabète accouchent alors d’une question : pourquoi une telle indulgence envers les propos qui salissent les électeurs de Marine Le Pen, et une telle intransigeance envers ceux qui diffament d’autres catégories de personnes ? Pourquoi cette indignation sélective ?
De même pourquoi, quand un sympathisant de Marine Le Pen (sur plusieurs dizaines de millions) tweete un message raciste, s’empresse-t-on d’affirmer qu’il est évidemment révélateur, qu’il traduit sans aucun doute possible la pensée des millions de sympathisants de Marine Le Pen, tandis que des appels au meurtre formulés par certains musulmans ou certains rappeurs contre les kouffars, les sales céfrans et autres faces de craie sont occultés et, les rares fois où les médias en parlent, minimisés, et finalement excusés par les deux commandements de la religion progressiste : « Faut pas généraliser » et « Faut pas faire d’amalgame : ce sont des cas isolés, mais la majorité est irréprochable » ? Pourquoi ce fopagénéraliser et ce padamalgam à géométrie variable ? Pourquoi trouve-t-on les excuses les plus farfelues à un Mehdi Meklat — voire à un djihadiste égorgeur —, et aucune à un électeur de Marine Le Pen ?

Devant ce contraste entre l’extrême sévérité déployée contre les dérapages des uns, et l’extrême complaisance consentie pour l’extrême violence des autres, je me dis que la haine et l’intolérance ne sont pas là où on nous les indique. Ni l’esprit moutonnier. Oui, plus j’observe, plus je me dis que les manipulés ne sont pas ceux qu’on croit.

Plus j’observe, plus je me dis que les vrais suiveurs sont ces perroquets des médias qui, depuis trente ans, récitent bien docilement leur catéchisme médiatique, et en tirent leur petite gratification sociale et narcissique. Ces dociles roquets dressés pour japper « La République est en danger ! » dès qu’ils voient apparaître Marine Le Pen, et obtenir en récompense leur petit susucre moral. Leur tout joli brevet de vertu.

Oui, plus j’observe, plus je me dis que c’est le crâne de ces moulins à propagande qui est rempli de préjugés. Que c’est chez eux que l’esprit critique s’est évaporé. Chez eux que les réflexes ont aboli la réflexion.

Ce sont ces moutons qui ne comprennent plus rien au monde dans lequel nous vivons. Ce sont eux qui sont obtus, fermés, sectaires ; eux qui sont réfractaires au changement ; eux qui refusent d’évoluer, et notamment de reconnaître que leurs caricatures des électeurs de Le Pen ne recouvrent plus aucune réalité.

Chez ces Tartuffe en voie de ringardisation avancée, la réflexion s’est arrêtée il y a trente ans : le consensus les dispensait de penser. Depuis, ils n’ont plus observé la France, encore moins analysé les formidables mutations qui s’y sont produites.

Le cerveau engourdi par leur routine de prêt-à-penser, ils se retrouvent désemparés face au retour en force du réel. Ils sentent enfin, quoiqu’encore confusément, que leurs évangiles médiatiques n’ont jamais rien expliqué ; qu’il ne s’y trouve aucun des outils intellectuels et conceptuels nécessaires pour décrypter le monde. Alors ils s’enferrent dans le déni et le rejet. Ils deviennent violents, insultants, haineux. Méprisants.

Le vrai racisme, il est là.
Le vrai racisme, en 2017, c’est le racisme social de ces grands démocrates qui crachent sur un tiers des électeurs. C’est le mépris de classe de ces grands tolérants qui ne tolèrent que leurs sosies. C’est le sectarisme de ces humanistes mondains qui exaltent la diversité, mais explosent de rage à la moindre divergence d’opinion.
Oui, le vrai racisme, en 2017, il est chez ces champions du padamalgam qui traitent de fascistes tous ceux qui ne « pensent » pas comme eux — c’est-à-dire qui n’ont pas l’esprit formaté comme eux.

Le vrai racisme, en 2017, c’est celui de tous ces compatissants de plateaux-télé qui cultivent une ignorance hautaine et obstinée du calvaire que vivent les Français, pour pouvoir mieux les moquer, les insulter, les humilier. Humiliation d’autant plus répugnante qu’elle s’exerce contre des gens qui sont à terre, et souffrent immensément.

Mais ces considérations n’émeuvent guère nos philanthropes de salon. Elles ne parviennent, au mieux, qu’à leur tirer un rictus de mépris. Ces belles âmes, en effet, n’ont que faire de la détresse des victimes non certifiées conformes : leur seul critère de « compassion », c’est le bénéfice narcissique et social qu’ils peuvent tirer de l’exhibition de leur prétendue compassion.

Dans les semaines qui viennent, ils vont donc déverser leur torrent habituel de crachats sur les électeurs de Marine Le Pen. Ces millions de gens qui aspirent simplement à vivre en paix, et à retrouver un peu de sécurité économique, physique et culturelle, ils vont les traiter de fascistes, de racistes, de nauséabonds, de sous-hommes. C’est leur fonctionnement, depuis toujours : résoudre leur vacuité argumentative par le mépris. Compenser leur absence de réflexion par les sarcasmes. Les intimidations à la place des explications. Les ricanements au lieu des arguments.

Nous allons en entendre beaucoup, de ces ricanements, dans les semaines qui viennent. Nous allons en voir, des bataillons de visages grimaçants, constipés, torturés par les ricanements. Ces ricanements nerveux, derrière lesquels percent la hargne et l’ignorance. Ces ricanements crispés, qui sont le masque de leur haine et de leur impuissance. De leur formidable mépris du peuple.